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Main-d’oeuvre

130 Limiter les douleurs physiques

coche Préserver sa santé/sécurité | Diminuer la pénibilité

Mieux organiser le travail et diminuer la pénibilité des tâches limitent les troubles musculosquelettiques.

Principe

Le port de charges lourdes (bottes de foin, seaux de concentrés, harnachement des chevaux…), les gestes répétitifs comme la traite ou le balayage, monter avec des étriers très courts en course, le travail statique quand on traite un grand nombre d'animaux ou le maniement de la fourche lors du curage des box, sont autant d'exemples d'activités qui favorisent les douleurs musculaires et articulaires jusqu'à provoquer des inflammations voire des lésions que l'on nomme Troubles Musculo-Squelettiques (TMS).

Pour éviter ou diminuer ces douleurs, il est nécessaire d’analyser l'ensemble du contexte de travail en identifiant les facteurs de risques et en évaluant les sollicitations des articulations. Le but est de corriger les situations de travail les plus contraignantes afin de réduire ces troubles.

Intérêts

  • Eviter les douleurs et les gênes dans les mouvements qui peuvent générer une incapacité au travail ou des accidents
  • Préserver sa santé sur le moyen et long terme
  • Se sentir mieux au travail en adaptant l'effort à ses capacités

Limites

  • Le fractionnement de l'activité peut procurer un sentiment de perte de temps à court terme, mais il est bénéfique à moyen ou long terme
  • Certains équipements peuvent représenter des investissements importants
Les différents facteurs responsables des troubles musculo-squelettiques (site amélie.fr)

Les facteurs favorisant la survenue de troubles musculo-squelettiques sont de quatre natures :

  1. la sensibilité individuelle (âge, sexe, santé),
  2. le stress et autres aspects psychosociaux,
  3. les ambiances physiques (vibrations, froid),
  4. les contraintes biomécaniques.

Ces quatre facteurs majeurs résultent du type de management (autonomie, reconnaissance du travail, concentration) ; de la conception du poste et des espaces de travail ; des caractéristiques des locaux ; du choix des outils ; des caractéristiques des produits ; de l’organisation des temps de travail (horaires, pauses) ; du mode de rémunération (rendement, primes) ; de la gestion des parcours professionnels ; de la formation du personnel ; de la gestion des flux ; de l’ambiance de travail ; de l’organisation de la production ; des procédures et des consignes.

Mise en oeuvre

Coût

Moins de 3 000 €

Coût
Délai

Immédiat

Délai
Compétences

Pas nécessaire

Compétences

Comment faire ?

Le corps est un outil de travail sollicité tous les jours. Quelle que soit l'activité professionnelle, prendre soin du corps est important et c’est pour cela qu’il est nécessaire de penser à : 

  • S'échauffer : le réveil musculaire évite de commencer une activité trop rapidement à froid, pour éviter déchirures et blessures. A titre indicatif, l'application Mouv'S Agri, proposée par la MSA, peut donner des idées de mouvements d'échauffement.
  • S'étirer après l'effort.
  • Acquérir des gestuelles de protection (ménager son dos, fractionner les efforts, bien régler le siège du tracteur, bien se positionner à cheval, varier et alterner la gestuelle quand c'est possible, …).
  • Faire des pauses régulièrement.
  • S'hydrater fréquemment.
  • Adapter si possible le poste de travail. Par exemple, lors de la conception de la salle de traite, veiller à l'accès à la mamelle et à l'ambiance de travail (lumière, bruit) ; veiller à stocker les charges lourdes en hauteur pour faciliter leur manipulation.
  • Maintenir en état matériels et outils pour garantir leur bon fonctionnement et ainsi éviter de devoir forcer et se faire mal : entretenir les ouvrants (portes des boxes, passage d'homme dans les bâtiments) et barrières coulissantes, affûter couteaux et sécateurs, gonfler les pneus des matériels de transport, etc.
  • S'équiper pour éviter certaines des tâches les plus pénibles : recourir à des brouettes et à des diables pour le transport de charges ; préférer un tuyau à enrouleur au port des seaux pour abreuver et/ou arroser les sables ; investir dans un distributeur d'aliments ou des abreuvoirs automatiques, construire un quai de chargement, etc.).
  • Toujours se remettre en question : adapter son travail à ses besoins et à l’évolution de la structure. Réfléchir aux diverses possibilités d’organisation du travail et de gestion des animaux en fonction du type de structure (gain de temps et de mouvement si les animaux sont hébergés dehors, évite le curage des bâtiments par exemple).

En cas de douleurs, ne pas hésiter à consulter un professionnel de santé sans attendre l'aggravation des symptômes.

Témoignages :

"Ce qui est le plus usant, c’est de visser les isolateurs. J’ai eu, il y a quelques années, des tendinites au coude à cause de la répétition de ce mouvement sur les clôtures".
"Pendant cette formation, nous avons eu l’aide d’un préparateur physique, nous avons eu beaucoup d’amélioration sur notre corps, on se sentait plus léger, plus gainé. J’ai pris conscience, nous avons pris conscience que nous en avons tous besoin, on est plus léger à cheval. Cela nous apporte énormément de bien et je pense qu’après cette formation, je veux montrer dans mon écurie que la préparation physique a énormément d’importance."
"On travaille l’aspect physique, mais l’aspect mental rentre énormément en jeu aussi."

Pour aller plus loin

Sources

Faites le point, évaluez des solutions sur declic-travail.eu